Le 5ème Elément

Dans la Grèce antique, les philosophes considéraient l’univers comme la synthèse de quatre éléments, le feu, l’air, l’eau et la terre, qui deviendront par la suite une partie intégrante de la médecine et de l’astrologie.
Mais en Chine, ou le cinq est un nombre sacré, les éléments cosmiques sont au nombre de cinq, ainsi que les saisons, les directions, les planètes, les organes et les couleurs.
L’univers ce structure donc , pour eux, autour de ce nombre, comme le montrent d’anciennes cosmographies, ou le ciel est divisé en cinq régions qui tournent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, et fait pendant à la terre, divisée elle aussi en cinq mais tournant dans le sens opposé.

Mais quelque soit la culture étudiée, le ciel et la terre représentent l’unité inséparable, le masculin et le féminin, le yin et le yang, dont est issue toute manifestation vitale. Tout ce qui se passe dans le ciel, dans le macrocosme, a une correspondance dans le microcosme.

D’après la doctrine du wuxing, c’est à dire des cinq éléments, qui remonte aux environs de 300 avant J.C., l’univers chinois est composé de cinq forces, cinq manifestations de l’énergie, parmi lesquelles nous en retrouvons trois, le feu, l’eau et la terre, identiques aux éléments grecs. On notera que l’air est absent et remplacé par le bois auquel s’ajoute un cinquième élément, le métal, que l’on ne connaît pas dans la tradition occidentale.

« Le métal est fondu par le feu ; le feu est éteint par l’eau ; l’eau est absorbée par la terre ; la terre est consommée par le bois ; le bois est tranché par le métal ». Voilà le cycle de base qui régit notre univers selon la civilisation chinoise millénariste. Le bois y est, au même titre que les autres éléments, un composant indispensable à l’équilibre de l’ensemble.

aubier

Le bois est un matériau par essence écologique, mais sa contribution au développement durable de notre planète va bien au-delà de cette évidence.

Dans les pays industriels, comme dans les régions en voie de développement, son utilisation a des implications sociales, économiques et culturelles, qui s’appuient sur des traditions séculaires.

Matériau de construction des hommes de la préhistoire, le bois a donné lieu à une extraordinaire diversité dans les interprétations architecturales et les solutions constructives, de l’empilement de rondins taillés au silex aux structures raffinées des églises en bois debout norvégiennes NORVEGE_HEDDAL_Eglise_en_bois_deboutou des pagodes chinoises.

Si la fabrication mécanisée du clou fut un pas décisif dans l’évolution des structures en bois, le 20e siècle fut surtout marqué par l’essor des produits dérivés : lamellé-collé, contreplaqués de parement ou de structure ; panneaux à base de particules, de fibres ou de lamelles orientées. Ces produits de haute technologie, qui valorisent des essences de faible qualité ou des sous-produits de scierie, permettent au bois de dépasser les limites dimensionnelles et mécaniques imposées par l’arbre et lui confèrent les caractéristiques d’un matériau industriel, sans lui ôter les qualités d’une matière vivante.

chemin en fôret ariégeoise

Source : Atlanbois / URCAUE Pays de la Loire

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